Les Vernédes est un très joli mas cévenol situé non loin du Galeizon dans la partie haute de celui-ci.
Ma mère était une Laval, originaire du Coustel une petite maison située sous le village de Saint Martin, aujourd’hui cette maison est pratiquement totalement détruite. Cette maison ne comprenait que deux pièces : une salle de jour, cuisine et une chambre. Pourtant cette maison avait permis d’élever 6 enfants. Il n’y avait pas d’eau à proximité pour la consommation, il fallait aller la chercher avec des seaux à une source distante de 150 mètres environ chez une voisine.
Du coté de mon père, mes grands-parents étaient fermiers-cultivateurs
au Gas, puis ils sont allés tenir l’auberge de la maison neuve,
sur la route d’Alès, enfin ils ont acheté la petite propriété
des Vernédes. Mon père travaillait en tant qu’exploitant
agricole aux Vernédes.
En fait, ma famille était une famille typique des Cévennes,
mon père Arthur et ma mère Lydia conduisaient la petite exploitation
agricole. Nous étions 6 enfants Elise, Marthe, moi-même, Roger,
Arlette et Simone. Mais pour subvenir aux besoins de notre famille, qui ne
bénéficiait d’aide d’aucune sorte, les parents devaient
aller faire des saisons dans des exploitations agricoles plus riches du Languedoc
alors que nous les enfants nous nous occupions avec l’aide d’une
voisine, Marthe Soustelle, de gérer le quotidien durant leur absence.
Le père et la mère partaient à la batteuse à partir
du mois de Juin. Maman était chargée de faire la cuisine aux
ouvriers, papa participait à la moisson et au battage du grain. La
poussière et la chaleur rendaient ce travail particulièrement
pénible.
Leur équipe se déplaçait de village en village au fur
et à mesure de l’avancement des travaux. Ainsi cette période
pouvait durer jusqu’à la saison des vendanges.
Malgré la dureté du travail, la saison de batteuse était
particulièrement appréciée parce qu’elle représentait
un apport financier pour la famille et les propriétaires responsables
de l’équipe de travail recevaient leurs ouvriers avec respect.
Ce sont eux qui fournissaient les ingrédients participants à
la confection des repas, et chaque semaine l’équipe avait droit
à quelques portions de viande de type poulet ou lapin.
Cette saison en Languedoc permettait aussi de compléter les revenus
de la famille. Elle était plus courte, 3 semaines en moyenne.
Les Issarte faisait partie de la colle de Clémenceau BOISSIER, célibataire
honorablement connu dans le pays qui habitait à Valgréges non
loin du Pendedis.
Clémenceau vivait lui aussi de diverses activités : il était
le représentant local d’un agent d’assurance d’Alès
dont la compagnie se nommait la Union et Phénix Espagnol ». A
ce titre il passait chaque année dans les foyers qui avaient contracté
une assurance auprès de cette compagnie pour encaisser les primes correspondantes.
Clémenceau exerçait aussi le métier de boucher itinérant,
c’est à dire qu’il se rendait dans les fermes ou l’exploitant
voulait vendre ou abattre un mouton, un chevreau, etc. Il tuait la bête
sur place, découpait celle-ci et rangeait les morceaux dans sa «
desque »( grand panier plat en osier et châtaignier), ensuite
il parcourait la campagne pour vendre ces pièces.
Lorsque son service se limitait à abattre la bête au bénéfice
du patron alors il était récompensé par un repas de midi.
Le samedi matin, Clemenceau se rendait, par le biais des transporteurs locaux
: Lauriol ou Plantevit, ou Verdelhan, au marché à la Grand Combe
pour tenir un banc avec agneaux, chevreaux, pélardons et quelques fruits
et légumes de la propriété.
Enfin Clémenceau était responsable d’une équipe
de vendangeurs, s’était lui le chef de colle !
Dans les années 1930 c’était une vingtaine de personnes
qui composaient cette colle, Arthur et Lydia ISSARTE faisaient partie de cette
équipe.
A cette époque la rémunération se faisait sur la base du forfait, soit au pied de vigne( environ 1 sous le pied), soit aux nombres d’hectolitres de vin produit. C’était le chef de colle qui avait la mission de choisir le type de forfait en début de saison. Bien sur selon les années une option était meilleure que l’autre, aussi l’ancienneté du chef de colle pouvait être un atout précieux pour le bilan financier de l’équipe.
En vendanges celle-ci travaillait du lever du jour jusqu’à la
nuit. La colle c’était une organisation de type mini société
qui se mettait en place pour la période des vendanges. En général,
le patron de l’exploitation vinicole, mettait à disposition de
l'équipe de vendangeurs les locaux pour l’hébergement,
mais l’organisation des repas revenait à cette dernière.
Ainsi pommes des terres, haricots, concombres étaient descendus des
Cévennes pour pouvoir confectionner les repas. Pour pouvoir retourner
avec un maximum d’argent, on n’achetait jamais de la viande.
Par contre, à l’époque ou l’on tuait le cochon,
la plus part des familles confectionnaient un saucisson beaucoup plus long
que la moyenne pour emporter en vendanges : » la tripe lise ».
Cette charcutaille était la seule ressource en protides pour l’équipe.
Chaque jour, le patron donnait trois litres de vin aux porteurs et deux litres
aux coupeurs.
Même par temps de pluie on allait à la vigne, distante du mas
de 2 à 3 kilomètres à pied. Lorsque malheureusement il
pleuvait plusieurs jours de suite, le travail devenait pénible, les
chaussures restant collées dans la boue.
Après avoir fait les vendanges dans le Languedoc, nous faisions les
vendanges beaucoup plus modestes aux Vernédes. Nous produisions beaucoup
de baco, isabelle, concorts, clinton, cépage maintenant prohibé,
qui a fait les délices de beaucoup de Cévenols. Personnellement,
il ne m’a pas empêché de venir à 90 ans. Aux Vernédes
nous produisions environ 20 hectolitres.
Les raisins provenaient essentiellement de treilles réparties sur la
propriété.
Il fallait acheminer à dos d’homme les raisins produits à
Terraillon sur le versant opposé, les charges pouvaient atteindre 80
kg, en général on faisait une pause avant d’atteindre
le fouloir.
Le vin produit n’était guère alcoolisé : 8 à
10°selon les années, aussi il arrivait que quelques fonds de barriques
se piquent. Ce vin là n’était pas pour autant perdu. Avec
la raque( marc de raisin) nous amenions cela au brûleur (le distillateur
) Bonnet au Malhutier qui produisait une eau de vie de qualité moyenne,
mais qui outre le rôle de confectionner des canards ( café +
eau de vie) lors des veillées permettait d’avoir un désinfectant
efficace lors de blessures accidentelles.
Mon père et moi, nous fument sans doute les derniers meuniers de Saint
Martin.
Mon père était propriétaire d’un moulin fonctionnant
à l’énergie hydraulique dans le Galeizon au-dessous des
Vernédes.
L’eau, prise au Galeizon, était emmenée dans la «
boutade( le bassin de 20 à 30 m3) à partir du Galeizon par un
canal d’une trentaine de mètres taillé dans le rocher.
Le détournement du ruisseau vers le bassin se réalisait à
partir d’un barrage confectionné à partir de pieux de
bois de châtaignier.
Lorsque le bassin était plein, on arrivait à le remplir deux
fois par jour, le fonctionnement du moulin était assuré pour
une heure.
Ce moulin était performant pour l’époque. Il comprenait
deux jeux de meules. Un jeu était utilisé pour la fabrication
de la farine de châtaignes et l’autre était réservé
pour moudre seigle, orge ou blé.
Les produits les plus transformés étaient les châtaignes
blanches, on transformait des céréales mais en moindre quantité.
A cette époque nombre de sous bois de châtaigneraies et de faisses
étaient semées en seigle ou orge
Les clients amenaient leurs produits à dos d’homme jusqu’au
moulin. Ils venaient des hameaux voisins : Prades, Malhutier, Espinassous,
etc.
La matière première était déposée dans
un coffre au premier étage du moulin. Une trappe réglée
manuellement par le meunier permettait d’alimenter le jeu de meules.
Un dispositif mécanique mais automatique permettait de faire avancer
les châtaignes vers l’orifice de la meule supérieure qui
les conduisait par gravité a se faire écraser entre celle-ci
et la meule inférieure.
La farine produite était dirigée manuellement vers le coffre
de réception.
A la partie inférieure du moulin, un dispositif par roue à aubes
en bois de châtaignier entraînait un axe moteur en bois également..
L’eau utilisée pour faire tourner cette roue à aube était
alors redirigée par un canal d’évacuation dans le Galeizon
distant d’une dizaine de mètres.
Pour nettoyer les meules, il fallait relever la meule supérieure avec
cordes et palans.
Les fournisseurs de matière première revenaient chercher leur
farine quelques jours plus tard.
En 1925, le meunier gardait environ 10% de la production comme paye de son
travail.
Le fonctionnement du moulin des Vernédes s’est arrêté
peu avant le début de la seconde guerre mondiale.
Les travaux saisonniers ne servaient que comme appoint dans l’economie familiale, ils ne permettaient pas de faire vivre toute la famille durant l’année. Comme pratiquemment toutes les familles cevenoles les revenus permanents provenaient de l’élevage, de la basse-cour, de l’exploitation de la chataigneraie à fruits..
Quelque chévres alimentaient la famille en lait et permettaient la
fabrication du fromage.
Une trentaine de moutons permettaient la production d’agneaux qui étaient
vendus aux maquignons de passage.
Notre famille tenait un « cabra », c’est à dire que
durant la saison de Juillet à Septembre, les voisins nous confiaient
leurs chèvres afin qu’elles puissent se faire insiminer par les
boucs du troupeau.
Ainsi s’étaient jusqu'à une centaine de caprins qui étaient
confiés à la garde des enfants de la famille. Ce troupeau paissait
par les massiéres, le long du Galeizon, à l’ébés
( coté opposé au versant des Vernédes). A cette époque
les berges des ruisseaux étaient propres, les masiéres aussi,
les animaux étaient exclusivement élevés avec de la nourriture
naturelle et de pays !
Ce surplus temporaire de chèvres permettait une production accrue de
lait et donc de pélardons.
Outre l’élevage des moutons et des chèvres, nous élevions
4 ou 5 cochons
Comme nos avions toujours des problèmes de trésorerie, Mirabeau
VERDELHAN charcutier au Pin qui se rendait hebdomadairement sur les marchés
d’Alès, nous apportaient les petits cochons vers le mois de Mars.
Nous élevions ces animaux jusqu’à ce qu’ils atteignent
les deux cents kilos environs, avec betteraves, pommes de terre, châtaignes
farine de châtaigne, etc.
Lors de la saison du bajana, le cochon progressait d’un kilo par jour
environ. Ils étaient gras, mais le lard était à l’époque
une denrée fort appréciée.
Lorsque le temps de l’abattage était venu, nous gardions un cochon
pour notre consommation personnelle. Le tuage du cochon étant toujours
une fête à laquelle participaient les voisins en tant qu’aides
mais aussi pour faire un repas convivial à base de cochonnailles fraîches.
Les autres cochons étaient vendus à Mirabeau qui récupérait
ainsi sa mise de départ.
Comme toutes les familles cévenoles nous disposions d’une basse-cour pour l’alimentation familiale en œufs et pour pouvoir de temps en temps manger une volaille. Quelques lapins permettaient aussi de confectionner de temps en temps un civet.
La propriété des Vernédes était assez petite,
20 hectares environs, aussi mon père louait des terrains pour faire
paître les bêtes. La partie châtaigneraie se situait sur
8 hectares environ.
Le ramassage des châtaignes durait deux mois environs. On ne laissait
pas perdre une châtaigne. Sur les terrains à forte pente, nous
confectionnions des bennades, sortes de petites barrières en bois et
en pierres, afin que les fruits ne roulent pas dans la propriété
du voisin d’en dessous.
Durant la période de la cueillette des châtaignes, lorsque le
temps devenait orageux, nous nous dépêchions d’aller cueillir
les fruits dans les beals(canaux d’irrigation des terrains cultivés)
et les trincats( canaux de canalisation de l’eau pluviale dans les châtaigneraies)
afin d’éviter que le flux d’eau n’emporte les châtaignes.
Nous faisions quatre clédes pour le séchage des châtaignes,
trois aux Vernédes et une à Terraillon.
J’étais chargé du maintien du chauffage de la cléde,
apport journalier de bois de châtaignier et des « pous »,
poussière de l’écorce de décorticage, qui assurait
une bonne fumée et une combustion lente du feu surtout la nuit.
Après une quarantaine de jours de séchage la châtaigne,
devenue « croubélude », était décortiquée
avec le pissaire manuel, puis on passait la châtaigne décortiquée
au Ventaire afin de séparer la blanchette de ses peaux., On obtenait
ainsi d’un coté la « bajane » et d’un autre
la « pous », certaines châtaignes blanches n’ayant
mal résisté au décorticage se brisent et produisent les
« brises », ingrédient nécessaire à l’engraissage
des agneaux.
Un certain nombre de jeunes bergers se retrouvaient sur les zones de pâtures à l ‘ébés, et sur un terrain presque plat, nous avions confectionné un jeu de quilles. Il s’agissait du jeu à trois quilles que l’on aligne et les joueurs distants de 10 à 15m, équipés d’une boule en bois, doivent tomber un maximum de quilles. Pendant que les troupeaux paissaient, les jeunes se perfectionnaient au jeu de quille.
Après la guerre de 39-45 le Galeizon était un ruisseau poissonneux
ou l’on trouvait barbeaux, truites, grenouilles. Personne ne péchait
à la ligne. Hebdomadairement, à la saison chaude, nombre de
jeunes habitants de la vallée, du Pont des Ombres au Gas, à
l’heure de la sieste, nous faisions à la main notre plat de truite.
Avec cette façon de faire, on ne prélevait qu’aux endroits
ou il y avait peu d’eau, les gourgs restaient des réserves naturelles.
Ainsi tant que les pécheurs a la ligne ne sont pas apparus, le Galeizon
est resté poissonneux !
Pour se rencontrer avec les jeunes d’autres hameaux, on se rendait
à pied aux fêtes du Pendedis et à Saint Martin, la grand
loue aux Ayres.
Parfois il y avait une veillée aux Plantiers ou au Malhutier ou Cigogne
de Malagrate venait jouer de l’accordéon. accompagné de
Franc BRUGUIERE et de son phonographe On dansait dans la cuisine.
Aux Plantiers et à Brasques il y avait des épiceries.
Ces petits commerces de proximité permettaient aux habitants de trouver
les produits nécessaires pour la vie courante. On pouvait se fournir
aussi bien en chaussures(choix très réduit : galoches ou sandales),
qu ‘en produits alimentaires : l’huile, sel, morue, café
non torréfié, chicorée, sucre, etc.
Qu’en médicaments rudimentaires : huile de foie de morue !
Ces commerces étaient approvisionnés depuis Alès par
les négociants locaux qui descendaient, par le biais de leur attelage
de chevaux, fruits et légumes aux marchés et qui de retour ramenaient
les produits nécessaires au quotidien.
Comme dans la plus part des fermes, nous avions un four à pain. Tant
que nous avions de la farine de seigle, une fois par semaine, mes parents
confectionnaient leur pain. Au temps des prunes ou des pommes, il nous arrivait
de glisser un morceau de ces fruits dans un peu de patte pour réaliser
un dessert fort apprécié.
Quand les provisions de farine étaient épuisées, équipés
d’un sac de jute, nous allions à la boulangerie de Saint Martin
pour ramener quelques gros pains (2 kgs).
Les pains étaient stockés en hauteur sur des fil de fer tendus.
Cette position aérée évitait les moisissures du pain
dont la qualité restait médiocre, le pain séchait plus
vite et nous en mangions moins !
Les ennuis de santé simples étaient traités par la prise
de tisanes: tilleul, verveine, mauve, etc., d’huile de foie de morue
et aussi par de la pose de ventouses.
Ma sœur Simone ayant contracté une coqueluche fut soignée
à l’aide de tisane à base de bave d’escargots !
Quand les risques pour notre santé étaient grands, nous allions
au docteur à la Grand Combe chez le docteur ARTIERE, se fut le cas
notamment mon frère Roger qui a contracté une méningite
à 16 ans qui hélas l'a rendu définitivement sourd.
Nous allions à l’école primaire du Mazel distant de 1.5
km environs. L’institutrice était Madame BENOIT.
Comme la plus part des petits cévenols de l’époque je
n’ai suivi qu’un enseignement primaire qui se terminait par le
certificat d’études. La famille avait besoin de main d’œuvre
et n’avait pas les moyens financiers pour pouvoir faire suivre des études
secondaires à un enfant. A la maison nous parlions plutôt en
patois, aussi l’école fut un moment important pour nous familiariser
avec le Français.
L’école n’était équipée ni de cantine
ni de sanitaires, chacun allait faire ses besoins dans la campagne. A midi
nous rentrions à la maison pour le repas. Nous étions entre
9 et 15.
Les corrections corporelles ( tirage d’oreilles, coup de règle
sur les doigts) étaient admises lors de dérapages dans le travail
ou dans la conduite en classe.
Je me souviens d’une anecdote survenue à ma sœur aînée
Elise qui avait du commettre une bêtise en classe un mercredi après-midi.
Pour la punir, la maîtresse l’enferma dans la salle de cours après
la classe, malheureusement elle l’oublia et partit chez elle au Pendedis
laissant Elise enfermée.
Or ce jour là, Elise devait aller coucher chez sa copine au Camp, par
conséquent nos parents ne s’inquiétèrent pas. Par
contre au petit matin du Jeudi, jour sans école, mon père qui
comptait sur Elise pour la garde du troupeau s’inquiétât
de son absence et se rendit au Camp chez la copine qui racontât la punition
infligée.
Mon père se rendit alors à l’école du Mazel ou
Elise toujours enfermée et quelque peu terrorisée avait passé
la nuit dans le noir et le froid. Une explication franche eue lieu avec l’institutrice,
mais sans autre forme de procès.
Comme tous les jeunes gens de son époque Arthur ISSARTE effectua deux
ans de service militaire, puis il fut rappelé en 1938 lorsque Hitler
menaçait d’envahir la Pologne, enfin il fut mobilisé lors
de la seconde guerre mondiale. Après la débâcle française
il revint aux Vernédes en Août 1940,tout en travaillant à
la ferme,.il contribuât à aider le maquis cévenol Il se
mariât en 1945 avec Hélène PLANTIER et ils eurent 4 enfants.
Arthur qui fut, durant toute sa vie, un travailleur acharné, finit par user à force d’utiliser des outils à main, son alliance, symbole d’union avec Hélène. Aussi lors de la petite fête organisée en l’honneur des vieux époux et qui célébrât soixante ans de mariage, son épouse lui fit cadeau d’un nouvel et superbe anneau tout neuf et lui fit promettre de continuer à être fidèle !
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